Temps de lecture estimé : 4 minutes Zegna n’accélère pas. Et c’est sans doute volontaire. Au premier trimestre 2026, le groupe affiche une progression de 2% de son chiffre d’affaires à 470 millions d’euros, portée à 7% en organique. À première lecture, la performance peut sembler contenue. En réalité, elle raconte autre chose : un groupe qui ne cherche plus à croître vite, mais à reprendre la main sur son modèle. Le mouvement est clair. Le Direct-to-Consumer devient la colonne vertébrale du groupe. Les ventes retail progressent de 14% en organique et pèsent désormais l’essentiel des revenus . En parallèle, le wholesale recule nettement. Ce n’est pas subi. C’est assumé. Dans le luxe, la distribution n’est jamais neutre : elle conditionne la perception de valeur autant que le produit lui-même. Ce choix change la lecture du trimestre. Là où certains verront une croissance modérée, Zegna construit en réalité un modèle plus maîtrisé, moins dépendant des intermédiaires, et mieux aligné avec les exigences actuelles du marché. La marque Zegna reste le socle. Avec 310 millions d’euros de revenus et une croissance organique de 11%, elle continue de porter le groupe sans rupture d’exécution . Le retail tire la performance, avec une dynamique particulièrement solide aux États-Unis. Car c’est bien là que se joue une partie de l’histoire. Les Amériques progressent de 17% en organique et s’imposent comme le principal moteur de croissance . La Chine repart, mais sans effet d’accélération. L’Europe…
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