Paris,le 06 mars 2026 - Estimated reading time: 6 minutes Dans un environnement où la croissance du luxe se montre plus sélective, la trajectoire de Victoria Beckham offre un contrepoint notable. La marque britannique, fondée par l’ancienne chanteuse devenue créatrice, poursuit sa montée en puissance avec une progression significative de ses ventes et une rentabilité désormais tangible. En 2025, le groupe a franchi un cap important : 170 millions de dollars de chiffre d’affaires, soit une croissance de 19 % sur un an. Plus significatif encore, l’EBITDA a été multiplié par plus de quatre, permettant à l’entreprise de s’approcher pour la première fois d’une marge opérationnelle de 10 %. Cette performance repose sur une combinaison d’éléments : la solidité du pôle beauté, la montée en gamme de l’offre mode et une stratégie de distribution désormais plus équilibrée. Depuis l’entrée au capital de Neo Investment Partners en 2017, David Belhassen joue un rôle central dans la structuration de la marque. Son approche s’inspire de trajectoires observées dans des maisons de niche premium telles que Valextra, Vuarnet ouLadurée, combinant montée en gamme produit, expansion retail sélective et diversification des catégories. Le prochain moteur de croissance est clairement identifié : la maroquinerie. Aujourd’hui encore minoritaire dans le portefeuille de la marque, cette catégorie a représenté 13 % des ventes de mode en 2025, mais pourrait devenir la première source de revenus dès 2026, dépassant les robes, qui constituent historiquement l’ADN stylistique de Victoria Beckham. À horizon trois ans, les sacs, ceintures et chaussures pourraient peser 30 à 35 %…
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