Paris, le 01 décembre 2025 - Estimated reading time: 5 minutes La nomination de Laurent Bergamo au poste de directeur général adjoint marque un tournant méthodique dans la recomposition de Valentino. Depuis son arrivée à la tête de la maison en septembre, Riccardo Bellini s’emploie à reconstruire une architecture de gouvernance capable d’accompagner un repositionnement créatif et une trajectoire financière sous tension. L’arrivée de Bergamo, figure interne aguerrie aux marchés internationaux, s’inscrit dans une stratégie d’amplification du pilotage opérationnel à un moment où l’entreprise doit simultanément absorber une baisse d’activité, réorganiser ses réseaux et clarifier sa feuille de route capitalistique. Une nomination pensée comme un socle opérationnel Recruté en 2018 après une longue carrière chez Tod’s, Laurent Bergamo a avancé par étapes structurantes au sein de Valentino : Moyen-Orient, Amériques, puis direction commerciale mondiale. Cette progression a élargi son influence des marchés centraux à la supervision des outlets, du retail et des performances internationales. Sa promotion intervient à un moment où la maison romaine a besoin d’une exécution cohérente sur plusieurs zones géographiques alors que les marchés asiatiques ralentissent et que l’Europe se contracte. Avec un chiffre d’affaires en recul de 3 % en 2024 et un EBITDA en chute de 22 %, l’enjeu est moins le pilotage de la croissance que la réorganisation du modèle. Bellini installe un binôme pour un cycle de transformation Riccardo Bellini arrive avec un historique de redressement — chez Chloé, puis Maison Margiela —…
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