Paris, le 12 mars 2026 - 6 minutes Dans l’univers très codifié de l’horlogerie suisse, où les transitions de gouvernance sont souvent aussi symboliques que stratégiques, la nomination de Béatrice Goasglas à la tête de TAG Heuer marque une étape singulière. À compter du 1er mai, la dirigeante française deviendra la première femme à diriger la manufacture fondée en 1860, succédant à Antoine Pin après un mandat de dix-huit mois. Cette transition intervient à un moment charnière pour la maison, engagée depuis plusieurs années dans une stratégie de repositionnement visant à renforcer son statut au sein du portefeuille horloger du groupe LVMH. Longtemps perçue comme une marque d’entrée de gamme dans l’écosystème du luxe horloger, TAG Heuer s’est progressivement réinventée autour d’un équilibre plus affirmé entre innovation technologique, héritage sportif et montée en gamme de ses collections. La trajectoire de Béatrice Goasglas illustre précisément cette transformation. Diplômée de Rennes School of Business, elle débute sa carrière chez Sephora avant de développer une expertise en marketing digital et expérience client chez L'Oréal, The Kooples et SMCP. Elle rejoint ensuite TAG Heuer en 2018 pour piloter les activités digitales et l’expérience client de la marque depuis Genève, un rôle qui accompagne alors l’accélération de la transformation numérique de la maison. Cette dimension digitale s’est révélée déterminante dans une industrie où la relation directe avec la clientèle et l’intégration des plateformes de commerce en ligne deviennent progressivement des leviers de différenciation. L’horlogerie suisse,…
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