Paris, le 29 octobre 2025 - Estimated reading time: 6 minutes Lorsqu’elle fut nommée directrice artistique de Givenchy en septembre 2024, Sarah Burton portait déjà sur ses épaules près de trois décennies d’expérience façonnée au sein de la maison Alexander McQueen. Sa nomination s’inscrivait dans un contexte délicat : celui d’un repositionnement de la maison française, propriété de LVMH, après plusieurs directions artistiques marquées par des esthétiques parfois dissonantes. Une continuité de savoir-faire entre Londres et Paris Burton, formée au Central Saint Martins College of Art and Design, a intégré l’atelier de McQueen dès 1997, avant d’en devenir la directrice artistique en 2010, à la suite du décès du fondateur. De cette expérience, elle retient une double rigueur : le respect des ateliers et la recherche constante d’une beauté à la fois maîtrisée et subversive. Son passage chez Givenchy, vingt-sept ans après ses débuts, réactive ce dialogue entre technique et émotion, en lui insufflant une touche de lumière parisienne. Dès ses premiers pas dans les ateliers de l’avenue George V, elle confie avoir été saisie par « la beauté, le calme et la discipline de la couture française ». Là où McQueen cultivait le chaos créatif, Givenchy lui offrait une architecture. Ce contraste a nourri un langage hybride : des lignes sculptées, une précision couturière et une sensualité presque contenue — une approche que la critique qualifie de “féminité consciente”. Des collections saluées pour leur équilibre entre force et grâce…
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