Paris, le 14 janvier 2026 - Estimated reading time: 4 minutes L’annonce est tombée comme un coup de tonnerre dans l’écosystème du luxe. Saks Global a déposé mardi soir une demande de protection contre la faillite, moins d’un an après l’intégration de Saks Fifth Avenue, Bergdorf Goodman et Neiman Marcus au sein d’une même entité. Dans les documents déposés auprès du tribunal des faillites de Houston, le groupe estime ses actifs et passifs entre 1 et 10 milliards de dollars, illustrant l’ampleur du choc financier. L’opération de rapprochement, finalisée en 2024 pour 2,7 Md $, reposait sur près de 2 Md $ de dette, à un moment où la croissance mondiale du luxe ralentissait et où les maisons renforçaient leurs canaux de vente directs. Un pari stratégique ambitieux, mais exécuté dans un contexte de marché défavorable. Magasins ouverts, mais sous perfusion financière Pour éviter une liquidation immédiate, Saks Global a sécurisé un plan de financement de 1,75 Md $, dont 1 Md $ de liquidités immédiates via un prêt « debtor-in-possession », mené notamment par Pentwater Capital Management et Bracebridge Capital.Un financement additionnel de 500 M $ est prévu à la sortie de la procédure, attendue plus tard dans l’année. Dans le même temps, la gouvernance évolue : Geoffroy van Raemdonck, ancien dirigeant de Neiman Marcus, est nommé PDG, remplaçant Richard Baker, architecte du montage financier aujourd’hui remis en cause. Les maisons de luxe en première ligne La faillite révèle l’interdépendance croissante — et risquée — entre distributeurs et maisons. Parmi les créanciers chirographaires, figurent plusieurs poids lourds du secteur…
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