Paris, le 10 février 2026 - Temps de lecture estimé : 5 minutes L’arrivée présumée de Johnny Coca chez Saint Laurent, rapportée par WWD, dépasse le cadre d’un simple mouvement de talents. Elle s’inscrit dans une séquence plus large de rééquilibrage stratégique au sein du groupe Kering, où les accessoires - et en particulier la maroquinerie - s’imposent plus que jamais comme un levier clé de désirabilité, de récurrence et de marge. Si la maison n’a pas confirmé officiellement l’information, plusieurs sources proches du dossier indiquent que le designer espagnol aurait rejoint Saint Laurent quelques mois seulement après son départ de Louis Vuitton, où il dirigeait depuis plus de cinq ans la maroquinerie et les accessoires féminins. Un créateur au profil rare, à la croisée de la création et du produit Dans une industrie où les directeurs artistiques se concentrent souvent sur le prêt-à-porter et l’image, Johnny Coca s’est imposé comme l’un des rares créateurs à avoir bâti une carrière presque exclusivement centrée sur le produit, et plus précisément sur l’objet maroquinier comme pilier stratégique de marque. Formé à Paris - à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais et à l’École Boulle - Coca incarne une approche quasi architecturale du sac : proportions, fonctionnalité, durabilité esthétique. Une lecture qui a profondément marqué les maisons qu’il a traversées. Il s’est fait connaître auprès de Celine, où il a travaillé aux côtés de Phoebe Philo entre 2010 et 2015. À ce poste, il contribue à faire…
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