Paris, le 02 septembre 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Richemont confirme son orientation stratégique vers la joaillerie fine comme socle de résilience dans un contexte asiatique fragile. Le groupe suisse de luxe, propriétaire de Cartier et Van Cleef & Arpels, prépare l’ouverture d’une boutique Vhernier au Peninsula de Hong Kong, prévue pour le quatrième trimestre. Cette implantation intervient dans une ville qui cherche à retrouver son attractivité après plusieurs années de turbulences économiques et politiques. Contexte financier : la joaillerie comme moteur À la fin de l’exercice 2024-2025, Richemont a enregistré une croissance de 8 % des revenus de ses Maisons Joaillerie (Buccellati, Cartier, Van Cleef & Arpels, Vhernier) pour atteindre 15,3 milliards €, avec une rentabilité avoisinant les 32 %. La joaillerie représente désormais près de 72 % des ventes du groupe, un poids qui a même atteint 75 % au quatrième trimestre, contre environ 65 % cinq ans plus tôt. En miroir, les horlogers spécialisés du groupe ont accusé une baisse de – 13 % de leurs ventes, particulièrement affectées par le ralentissement chinois. Cette dichotomie illustre le rôle central de la joaillerie comme amortisseur face aux cycles économiques. Hong Kong, un marché sous tension Le choix d’ouvrir Vhernier au Peninsula s’inscrit dans un contexte local tendu. Le taux de vacance des centres commerciaux de premier ordre a atteint 10,5 % au premier semestre, un record historique, tandis que les loyers devraient encore reculer de 10 % d’ici 2025 selon Jones Lang LaSalle. Les ventes de bijoux et…
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