Temps de lecture estimé : 8 minutes Pendant longtemps, Ralph Lauren a occupé une position singulière dans l’industrie mondiale de la mode : trop premium pour être assimilé au mass market, mais longtemps considéré comme périphérique face aux grands groupes européens du luxe. Les résultats publiés ce jeudi pour l’exercice fiscal 2026 montrent pourtant qu’un changement de statut est désormais à l’œuvre. Plus discret que spectaculaire, moins flamboyant que certaines trajectoires italiennes ou françaises, mais peut-être plus structurel encore. Le groupe américain vient de franchir pour la première fois le seuil des 8 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, à 8,1 milliards précisément, en croissance de 15 % en données publiées et de 12 % à taux de change constants. Cette performance intervient dans un environnement pourtant marqué par les tensions commerciales internationales, la volatilité des devises, les pressions inflationnistes et un ralentissement plus généralisé de la consommation discrétionnaire dans plusieurs régions du monde. Mais le point le plus significatif n’est peut-être pas la croissance elle-même. C’est sa qualité. Au quatrième trimestre, les revenus ont progressé de 17 % pour atteindre près de 2 milliards de dollars, tandis que les ventes comparables direct-to-consumer ont augmenté de 17 % à l’échelle mondiale. Dans le même temps, la société a continué d’augmenter ses prix moyens de vente - les fameux AUR, Average Unit Retail - de l’ordre du mid-teens sur l’année, tout en réduisant progressivement son recours aux promotions. Dans une industrie encore…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.