Paris, le 27 novembre 2025 - Estimated reading time: 4 minutes La consolidation du marché mondial du sportswear pourrait connaître une accélération inattendue. Anta Sports, le groupe chinois devenu l’un des acteurs les plus agressifs du secteur, explore une offre potentielle sur Puma SE. Selon des sources proches du dossier, la société basée à Xiamen travaille déjà avec un conseil financier pour évaluer la faisabilité d’un rapprochement. Cette démarche place Puma au cœur d’une équation stratégique où ambitions asiatiques, repositionnement industriel et contraintes d’actionnariat s’entremêlent. L’intérêt d’Anta intervient dans un contexte où Puma tente de se réinventer après plusieurs années de sous-performance. Depuis janvier, l’action a perdu près de 62 %, tombant à une capitalisation de 2,5 milliards d’euros avant son rebond fulgurant de jeudi. L’arrivée d’Arthur Hoeld à la direction générale, suivie du recrutement d’Andreas Hubert — ancien cadre d’Adidas —, traduit la volonté de remettre la marque en ordre de marche. Le plan annoncé en novembre, avec 900 suppressions de postes et un recentrage sur la course, le football et l’entraînement, vise à reconstruire l’attractivité d’une marque qui a perdu du terrain auprès du public. Le rôle de la famille Pinault constitue un élément clé du dossier. Artémis détient 29 % de Puma et a toujours entretenu une logique patrimoniale autour de cet actif. François-Henri Pinault a rappelé en septembre que la participation restait « intéressante », tout en précisant qu’elle n’était « pas stratégique ». Une nuance…
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