Paris, le 26 août 2025 - Estimated reading time: 6 minutes Les marchés ont fortement réagi lundi à la rumeur d’un possible désengagement de la famille Pinault dans Puma. L’action de l’équipementier sportif allemand a bondi de près de 18 % à Francfort après que Bloomberg a révélé qu’Artémis, le holding familial, travaillait avec des conseillers pour évaluer ses options sur une participation de 29 % et avait approché plusieurs acheteurs potentiels, dont Anta, Li Ning et des fonds souverains du Moyen-Orient. Un héritage de Kering remis en question Artémis détient sa participation dans Puma depuis 2018, à la suite du recentrage stratégique de Kering sur le luxe. Jusqu’alors, le groupe contrôlait directement Puma, aux côtés d’Adidas et Nike sur le marché du sport. Mais François-Henri Pinault avait alors choisi de se recentrer exclusivement sur la mode et la beauté haut de gamme, laissant Puma comme actif « orphelin » transféré dans le portefeuille familial. Sept ans plus tard, cette stratégie est remise en cause. La chute du titre Puma – en baisse de plus de 60 % en deux ans – et la dégradation de ses performances opérationnelles pèsent sur la valorisation de l’actif. Sponsor de Manchester City et historiquement positionné comme « troisième force » du sport derrière Nike et Adidas, Puma n’a pas su capitaliser sur son héritage ni enrayer l’érosion de ses parts de marché. Puma fragilisé par les droits de douane et la concurrence Le…
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