Paris, le 29 juin 2025 - Estimated reading time: 3 minutes La Chine utilise son bras de fer commercial avec l’Union européenne sur les véhicules électriques pour obtenir des concessions sur les droits de douane appliqués au cognac français, mêlant deux secteurs emblématiques dans une négociation de plus en plus stratégique. Selon cinq sources proches du dossier, Pékin a donné son accord de principe à un mécanisme de prix plancher pour les importations de cognac — à condition que Bruxelles fasse des avancées dans les discussions parallèles sur les tarifs visant les véhicules électriques chinois. L’échéance est fixée au 5 juillet, date à laquelle les mesures antidumping provisoires sur les eaux-de-vie européennes pourraient devenir définitives, avec des droits atteignant jusqu’à 39 %. Les producteurs de cognac — dont LVMH (Hennessy), Rémy Cointreau et Pernod Ricard — ont vu leurs exportations vers la Chine chuter jusqu’à 70 % depuis octobre dernier, lorsque Pékin a ouvert une enquête en représailles à la décision de Bruxelles d’imposer des droits de douane sur les véhicules électriques chinois, au motif de subventions publiques jugées déloyales. Des documents internes, consultés par Reuters, détaillent les prix planchers envisagés : de 46 yuans (environ 5,90 €) par litre pour la qualité VS, jusqu’à 613 yuans (environ 78,80 €) pour les cognacs XXO. Des sources confirment que les grandes maisons ont d’ores et déjà accepté ces niveaux de prix, dans l’attente d’une validation par les autorités chinoises. Les responsables…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.