Temps de lecture estimé: 4 minutes Paris, le 06 février 2026 - La collection automne 2026, présentée en janvier, restera comme le dernier chapitre d’un cycle structurant pour Patou. Après sept années à la direction artistique, Guillaume Henry et la maison parisienne se séparent, mettant fin à l’une des opérations de relance les plus lisibles du paysage mode français récent. Arrivé en 2018, quelques mois après la prise de contrôle majoritaire de Patou par LVMH, Henry héritait d’un nom prestigieux mais endormi depuis près de trente ans. L’enjeu était double : réactiver un héritage sans tomber dans l’archive, et reconstruire une désirabilité contemporaine dans un marché saturé de relances patrimoniales. Sa réponse a été méthodique. Dès sa première collection, dévoilée en septembre 2019, le créateur a installé un langage clair : silhouettes sport-chic, lignes graphiques, féminité parisienne décomplexée, avec ce supplément d’âme cinématographique devenu signature. Loin du pastiche, Patou retrouvait une voix — identifiable, cohérente et immédiatement exportable. Au fil des saisons, la maison a affiné son positionnement, jouant avec intelligence sur les formats de présentation. À partir de 2022, Patou choisit un créneau atypique, en amont des semaines de la haute couture, s’offrant une visibilité accrue et un espace narratif distinct. Le front row, éclectique et glamour, traduisait cette ambition : une marque parisienne pensée pour une audience internationale, culturelle autant que commerciale. Sous la direction de Henry, Patou a également assumé une stratégie de collaborations ciblées, jamais opportunistes. Les projets avec Onitsuka Tiger, Ladurée ou…
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