Paris, le 07 juillet 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Alors que les maisons de couture préparent une série de débuts artistiques inédits, la Fédération de la Haute Couture et de la Mode (FHCM), en partenariat avec le gouvernement français, a procédé à une révision majeure des critères d’éligibilité à l’appellation « haute couture » — une première depuis plus de deux décennies. Cette réforme, technique et discrète, intervient dans un moment de bascule où Paris, plus que jamais, entend consolider sa position de capitale mondiale de la création sur mesure. Les nouvelles directives visent à adapter l’écosystème de la haute couture aux réalités du marché contemporain. Désormais, certaines maisons pourront ne présenter qu’un seul défilé annuel, contre deux auparavant. La commission ministérielle chargée du suivi de l’appellation a été remaniée et des inspecteurs indépendants seront nommés pour évaluer, sur pièces et en ateliers, le respect des critères historiques : emploi d’au moins 20 artisan·es et production de 25 looks par saison. Une saison de transition avant une vague de premières Si les projecteurs se braquent déjà sur janvier 2026 — date annoncée des premiers défilés couture de Jonathan Anderson pour Dior, Matthieu Blazy pour Chanel, et le retour de Balenciaga — l’édition automne 2025 de la Semaine de la Couture à Paris s’impose comme une saison de respiration stratégique. Glenn Martens y fera ses débuts chez Maison Margiela, tandis que le créateur basé à Dubaï, Rami Al Ali,…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.