Estimated reading time: 5 minutes Lorsque les fondateurs d’une entreprise cotée rachètent massivement leurs propres actions, Wall Street y voit généralement un signal de confiance. Dans le cas d’On Holding, l’opération semble plus structurelle. David Allemann, Casper Coppetti et Olivier Bernhard ont chacun acquis 60 000 actions de catégorie A, soit un investissement total de 6,6 millions de dollars. À première vue, le geste reste modeste au regard de la capitalisation du groupe. Mais son importance symbolique est considérable au moment où le marché commence précisément à s’interroger sur la prochaine phase de croissance du sportswear premium mondial. Depuis plusieurs années, On Holding bénéficie d’un statut rare : celui d’une marque capable d’échapper aux cycles classiques du sportswear de masse tout en conservant des niveaux de croissance proches des acteurs technologiques. Cette singularité explique en grande partie la prime accordée par les investisseurs. Mais les marchés récompensent rarement durablement les exceptions sectorielles sans exiger, à terme, une démonstration de résilience structurelle. Or c’est précisément ce test qui commence. Les analystes observent désormais plusieurs zones de fragilité potentielles : une dépendance encore élevée à l’Amérique du Nord, des tensions tarifaires liées aux chaînes d’approvisionnement asiatiques et une exposition croissante à un marché running qui pourrait progressivement ralentir après plusieurs années d’euphorie post-pandémie. Le sujet n’est plus seulement celui de la croissance ; il devient celui de la soutenabilité du positionnement premium. Cette distinction est essentielle. Le secteur du sportswear a historiquement produit très…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.