Temps de lecture estimé : 5 minutes Dans un secteur du luxe confronté à une recomposition progressive de ses priorités, entre ralentissement cyclique, exigences accrues de transparence et pression réglementaire croissante, Moncler confirme une trajectoire singulière. Pour la septième année consécutive, le groupe italien domine les indices Dow Jones Best-in-Class World et Europe dans la catégorie « textile, habillement et produits de luxe », avec un score de 91/100 attribué par S&P Global. Une performance qui, au-delà de sa dimension symbolique, traduit une capacité rare à inscrire la durabilité dans une logique d’exécution industrielle et de gouvernance. Loin d’un discours de conformité ou d’affichage, la stratégie ESG du groupe s’inscrit dans une transformation méthodique de son modèle opérationnel. Les avancées enregistrées en 2025 illustrent cette approche systémique : plus de 60 % du nylon utilisé est désormais recyclé, tandis que le coton issu de sources biologiques ou recyclées dépasse 55 % de la production. Ces arbitrages, qui engagent directement les coûts, les marges et la chaîne d’approvisionnement, témoignent d’une volonté d’intégrer les contraintes environnementales au cœur des décisions industrielles, plutôt que de les traiter en périphérie. Cette logique se prolonge sur le terrain climatique, où le groupe a réduit ses émissions directes, scopes 1 et 2, de 46 % par rapport à 2021. Mais l’enjeu se situe désormais ailleurs, dans la capacité à embarquer l’écosystème élargi. En accompagnant déjà 30 % de ses fournisseurs de premier rang dans la mise…
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