Paris, le 20 janvier 2026 - Estimated reading time: 7 minutes Moncler a choisi la méthode des groupes matures : renforcer la gouvernance avant que le cycle ne l’impose. À compter du 1er avril, Bartolomeo “Leo” Rongone prendra les fonctions de directeur général (CEO) du groupe, tandis que Remo Ruffini basculera vers un rôle de président exécutif, en conservant la direction créative et une influence structurante sur la stratégie. Dans le même mouvement, Roberto Eggs, directeur commercial et des marchés mondiaux, quittera ses fonctions exécutives au 1er mars, tout en restant membre du conseil d’administration. L’annonce, présentée comme l’aboutissement d’un processus engagé de longue date, répond à une réalité simple : Moncler évolue désormais dans une équation plus complexe — arbitrages régionaux plus difficiles, polarisation des clientèles, pression sur l’exécution retail et montée en puissance de l’omnicanal. Pour un groupe dont la désirabilité a longtemps reposé sur une signature créative et une exécution commerciale très intégrée, la séparation des rôles entre “vision” et “pilotage opérationnel” constitue un marqueur de maturité. Une structure “président exécutif + CEO” : un modèle de consolidation, pas de rupture Le passage de Ruffini du statut de CEO à celui de président exécutif n’est pas une sortie : c’est une reconfiguration du centre de gravité. En conservant la direction créative et un rôle central dans la gouvernance, il verrouille la continuité de l’ADN — la cohérence de marque, le niveau d’exigence produit, la discipline d’image et la capacité à activer Moncler comme une plateforme culturelle. La nomination d’un CEO distinct…
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