Paris, le 20 février 2026 - 7 minutes À première lecture, les chiffres 2025 du groupe Moncler pourraient sembler modestes. Un chiffre d’affaires consolidé de 3,13 milliards d’euros, en progression de 1 % en données publiées et de 3 % à taux constants. Une croissance annuelle contenue, dans un secteur du luxe qui a connu des rythmes plus expansifs. Mais l’essentiel ne se situe pas dans la photographie annuelle. Il se trouve dans la dynamique de fin d’exercice, dans la qualité des marges et dans la géographie de l’accélération. Le quatrième trimestre a marqué un tournant. Avec 1,3 milliard d’euros de ventes et une hausse de 7 % à taux constants, le groupe a enregistré sa meilleure séquence de l’année, signal d’une demande qui se raffermit dans les marchés clés. Cette inflexion, confirmée en janvier et février selon le management, nourrit un discours confiant pour 2026, malgré un environnement monétaire et géopolitique instable. La rentabilité demeure un pilier. Le résultat opérationnel s’élève à 913,4 millions d’euros, pour une marge de 29,2 %, niveau qui place Moncler parmi les acteurs les plus disciplinés du secteur. Le bénéfice net atteint 626,7 millions d’euros, affecté par une hausse des charges financières mais supérieur aux attentes du marché. La structure bilantielle reste solide avec 1,45 milliard d’euros de position financière nette hors IFRS 16, offrant une latitude stratégique rare dans une phase où nombre de groupes privilégient la prudence. Au-delà des indicateurs financiers, 2025…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.