Paris, le 07 octobre 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Les planètes semblaient alignées pour Chanel, lundi soir à Paris.Sous la nef du Grand Palais, Matthieu Blazy a dévoilé sa première collection pour la maison fondée par Gabrielle Chanel — un moment scruté avec la même intensité qu’un lancement spatial. Après des mois de préparation, le créateur franco-belge, âgé de 41 ans, a signé une entrée en scène saluée pour sa précision et son audace. Il a su conjuguer le respect du patrimoine et une vision nouvelle, transformant les symboles les plus ancrés de Chanel en langage universel. Un Grand Palais transformé en cosmos Chanel Le décor, composé d’orbes lumineuses suspendues dans l’immense voûte de verre et d’un sol miroitant de pigments colorés, évoquait un planétarium grandeur nature. L’idée : replacer Chanel dans un univers en mouvement, entre mémoire et modernité.Nicole Kidman, nouvellement ambassadrice, était présente avec ses filles, entourée de Margot Robbie, Penélope Cruz et Pedro Pascal — un casting qui soulignait la puissance culturelle de la maison. Réinventer les codes, sans les trahir Blazy, quatrième directeur artistique de l’histoire de Chanel après Gabrielle Chanel, Karl Lagerfeld et Virginie Viard, s’est attaqué à l’héritage avec méthode. Le premier look — un tailleur-pantalon sans veste inspiré de Boy Capel — annonçait la couleur : tout serait question de liberté. Les tweeds sont devenus vivants, effilochés, parfois brodés ou tissés de manière artisanale. Le créateur parle d’un « néo-tweed »,…
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