Paris, le 29 mai 2025 — Estimated reading time: 4 minutes Dior confirme le départ de Maria Grazia Chiuri, directrice artistique des collections femme depuis 2016, une figure centrale de la transformation commerciale et culturelle de la maison. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Maria Grazia Chiuri (@mariagraziachiuri) Sous sa direction, Dior est passé d’un chiffre d’affaires estimé à 2,2 milliards d’euros en 2017 à 8,7 milliards en 2024, selon HSBC. Une performance exceptionnelle, portée par des produits iconiques comme le sac Book Tote, les escarpins Slingback ou encore une ligne de prêt-à-porter féminine articulée autour d’une narration militante et transgénérationnelle. Première femme à la tête du studio féminin de Dior, Chiuri a su imposer une vision profondément engagée : dès son premier défilé, elle affirmait la couleur avec un t-shirt devenu manifeste — “We Should All Be Feminists”. S’en est suivie une série de collaborations artistiques exclusivement féminines, allant de Judy Chicago à Eva Jospin, qui ont transformé les shows Dior en véritables plateformes culturelles. Pour Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture, Chiuri « a écrit un chapitre clé de l’histoire de la maison », combinant esprit de Monsieur Dior, désirabilité commerciale et réflexion politique. Mais son mandat n’a pas été sans controverses. L'absence de diversité dans certains castings et le manque d’inclusion de morphologies variées ont suscité des critiques. En parallèle, Dior a été éclaboussée par une enquête sur les conditions de travail chez…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.