Paris, le 27 juillet 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Alors que les négociations entre l’Union européenne et l’administration Trump sur les droits de douane se poursuivent, Bernard Arnault annonce l’ouverture d’une deuxième usine au Texas d’ici 2027. Le choix d’un État républicain clé, déjà marqué par la présence de Louis Vuitton depuis 2019, marque une nouvelle étape dans la diplomatie industrielle du numéro un mondial du luxe. Une usine comme levier stratégique face aux tensions commerciales Bernard Arnault, PDG de LVMH, a confirmé jeudi dans une interview au Wall Street Journal son intention d’ouvrir une nouvelle unité de production au Texas, alors que le groupe attend un accord commercial entre Washington et Bruxelles. Cette annonce intervient dans un climat marqué par l’éventualité d’un relèvement des droits de douane américains à 15 % sur les produits européens. Déjà perçu comme l’un des industriels français les plus attentifs à l’équilibre géopolitique mondial, il multiplie les signaux d’apaisement à l’égard de l’administration Trump, à qui il est lié depuis de longues années. Ventes en repli, incertitudes prolongées sur le secteur Au deuxième trimestre 2025, LVMH a enregistré un chiffre d’affaires de 19,5 milliards d’euros, en recul organique de 4 %, contre 20,98 milliards un an plus tôt. Les analystes tablaient sur une baisse limitée à -3 %. La contre-performance est particulièrement marquée sur la division mode et maroquinerie – pilier du groupe avec Louis Vuitton, Dior ou encore Celine – qui affiche un…
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