Paris, le 15 octobre 2025 –
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Les marchés ont salué le retour à la croissance du géant du luxe LVMH, dont les ventes ont progressé de 1 % au troisième trimestre 2025, marquant la fin de deux trimestres consécutifs de repli.
Portée par une amélioration de la demande en Chine continentale, cette performance a déclenché une envolée boursière de plus de 80 milliards de dollars sur l’ensemble du secteur.
Un signal positif pour l’ensemble du secteur
L’action LVMH a bondi de 14 % mercredi, au lendemain de la publication des résultats, dopant les valeurs de ses pairs : Hermès, Kering, Richemont, Burberry et Moncler ont toutes enregistré des hausses comprises entre 5 % et 9 %.
Selon Bernstein, les ventes ont dépassé les attentes dans toutes les divisions du groupe, tandis que JPMorgan évoque un « environnement général désormais assez constructif » pour anticiper une saison de résultats globalement meilleure dans le luxe.
La Chine comme catalyseur de reprise
La reprise des ventes en Chine continentale a constitué le principal moteur du trimestre.
Les consommateurs chinois, dont l’appétit pour le luxe avait été freiné par la crise immobilière, recommencent à fréquenter les boutiques, attirés par des initiatives expérientielles telles que la boutique Louis Vuitton en forme de bateau inaugurée à Shanghai.
Les ventes liées aux voyageurs chinois montrent également des signes de redressement, même si elles demeurent en territoire négatif.
Historiquement, la clientèle chinoise représente près d’un tiers du chiffre d’affaires du secteur et plus de 60 % de sa croissance entre 2000 et 2019, selon Morgan Stanley — un poids qui explique l’impact immédiat de ce regain d’activité sur la valorisation boursière des maisons européennes.
Une reprise contrastée mais encourageante
La division Mode et Maroquinerie de LVMH, cœur de sa rentabilité avec près de 70 % du résultat opérationnel, a vu ses ventes reculer de 2 % sur un an, mais l’amélioration séquentielle par rapport au deuxième trimestre a rassuré les investisseurs.
« Les chiffres trimestriels ont surpris positivement et devraient soutenir la dynamique haussière du secteur », estime Stefan Bauknecht, gestionnaire de portefeuille chez DWS.
Edmond de Rothschild évoque pour sa part des facteurs « idiosyncratiques » comme la vigueur de Louis Vuitton en Chine.
Perspectives à surveiller
Malgré cette embellie, la directrice financière Cécile Cabanis a appelé à la prudence : la volatilité des devises et les incertitudes économiques mondiales devraient peser sur le quatrième trimestre.
UBS prévoit une croissance organique d’environ 4 % en 2026 pour l’ensemble du secteur, mais n’anticipe un véritable tournant qu’à partir du deuxième semestre, lorsque les collections des nouveaux directeurs artistiques atteindront les points de vente.
Pour LVMH comme pour ses pairs, la reprise chinoise reste fragile, mais elle marque un changement de tonalité majeur : après un an de défiance, le luxe retrouve une trajectoire ascendante, sous l’impulsion de son acteur le plus observé.
Le groupe a enregistré une croissance organique de +1 %, marquant la fin de deux trimestres consécutifs de recul des ventes.
Crédit photographie : © LVMH
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