Paris, le 11 mars 2026 - Estimated reading time: 6 minutes À la Cour Carrée du Louvre, Louis Vuitton a présenté sa collection Femme Automne 2026 dans un moment particulier du calendrier parisien : la fatigue accumulée d’un mois de défilés et une industrie attentive aux signaux créatifs capables de renouveler le récit du luxe. Pour Nicolas Ghesquière, en poste depuis 2013, cette saison constitue une nouvelle étape dans une recherche entamée depuis plus d’une décennie : explorer comment le vêtement peut raconter une histoire culturelle globale tout en conservant la radicalité formelle qui a fait sa réputation. Le créateur a décrit cette collection comme une « anthropologie de la mode ». L’idée n’est pas de reproduire un folklore précis mais d’identifier les constantes vestimentaires de populations vivant dans des environnements extrêmes - en particulier les communautés montagnardes. Des Alpes au Népal, des Andes aux Carpates, les vêtements conçus pour la haute altitude partagent des fonctions similaires : protéger le corps, résister aux éléments et préserver la mobilité. Cette lecture fonctionnelle du vêtement devient chez Ghesquière un point de départ pour une exploration stylistique qui dépasse les frontières géographiques. La proposition se matérialise par une profusion de textures et de volumes. Capes épaisses, feutres bruts, bonnets en peau retournée et surfaces évoquant la laine humide créent une garde-robe qui semble façonnée par le climat autant que par la main du designer. Pourtant, malgré cette ancrage dans une réalité utilitaire, la collection reste profondément…
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