Paris, le 19 août 2025 - Estimated reading time: 7 minutes Louis Vuitton, maison phare du groupe LVMH, vient d’opérer un virage historique avec le lancement de La Beauté, sa première collection de maquillage. Pensée avec la maquilleuse star Pat McGrath, cette initiative dépasse le simple cadre produit : elle illustre l’ambition de Louis Vuitton d’inscrire la beauté dans son univers lifestyle global, et d’ouvrir un relais de croissance sur un marché mondial en forte expansion. Un marché à forte croissance, dominé par quelques acteurs Le marché mondial de la beauté de prestige est estimé à plus de 120 milliards d’euros, avec une croissance annuelle moyenne comprise entre 5 et 7 % selon les cabinets sectoriels. Dans ce contexte, les maisons de luxe ont trouvé dans les cosmétiques un double avantage : une forte marge opérationnelle (parfois supérieure à 30 % sur certaines gammes de maquillage) et une fréquence d’achat récurrente qui alimente la fidélité client. Dior, Chanel et plus récemment Hermès ont prouvé qu’un univers cosmétique pouvait devenir un pilier stratégique, à la fois générateur de revenus et outil de recrutement de nouveaux publics. En entrant dans l’arène, Louis Vuitton rattrape son retard mais avec une approche ambitieuse : faire de la beauté un prolongement direct de l’art du voyage, socle historique de la maison. Une première offensive structurée La collection initiale comprend 55 rouges à lèvres, 10 baumes et 8 palettes d’ombres à paupières, complétée par des objets cosmétiques à forte valeur d’usage et des coffrets inspirés des…
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