Paris, le 16 janvier 2026 - Estimated reading time: 7 minutes Dans une industrie qui change de visage à la vitesse des nominations, Louis Vuitton fait un choix volontairement lisible : la continuité. En confiant sa campagne Printemps 2026 à Jennifer Connelly, ambassadrice de la maison depuis 2014, la marque ne cherche pas l’effet de surprise. Elle cherche l’effet inverse : la stabilité, la durée, la relation construite — et, par extension, la confiance. Ce casting n’est pas anodin. Connelly est aujourd’hui l’une des égéries les plus durablement associées au prêt-à-porter féminin de Nicolas Ghesquière, directeur artistique des collections Femme. Dans un contexte où les maisons multiplient les transitions créatives et réajustent leurs récits, Vuitton renvoie un message simple : le style peut évoluer, mais l’architecture demeure. Une campagne pensée comme un manifeste de permanence Photographiée par Cass Bird, la campagne se déroule dans un lieu non précisé du sud de la France, loin des marqueurs habituels de la mode spectaculaire : pas de foule, pas de flashs, pas de tapis rouge. À la place, une villa, des livres, des matières douces, un décor presque silencieux. La proposition est nette : le luxe ne se prouve plus seulement dehors — il s’exerce dedans. Connelly y apparaît dans une garde-robe qui joue sur une tension maîtrisée entre sophistication et confort : chemisier blanc en soie à col montant, volumes amples, maille plus ludique, shorts à revers, guêtres à franges, mules doublées de peau de mouton. L’ensemble compose une silhouette de “retreat dressing” hautement codifiée :…
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