Paris, le 23 septembre 2025 - Estimated reading time: 3 minutes La succession de Giorgio Armani, décédé ce mois-ci à 91 ans, suscite une bataille stratégique entre trois groupes cités comme acquéreurs potentiels : L’Oréal, LVMH et EssilorLuxottica. Selon des sources proches du dossier, L’Oréal SA ne viserait que la branche beauté, considérée comme l’actif le plus rentable et générateur de flux prévisibles. La licence qui lie Armani à L’Oréal jusqu’en 2050 aurait généré 1,5 milliard d’euros de revenus en 2024, soit près de 10 % de la division luxe du géant français. À l’inverse, les autres segments – prêt-à-porter, décoration intérieure et lunettes – peinent à dégager des marges significatives, avec un chiffre d’affaires consolidé d’environ 2,3 milliards d’euros l’an passé, en recul de 5 % à taux constants. L’essentiel de la profitabilité d’Armani repose donc sur les redevances de cette licence beauté. Cette orientation rappelle l’approche adoptée par Estée Lauder lors du rachat de Tom Ford, où la valeur principale résidait également dans l’activité parfums et cosmétiques. Le scénario d’une délégation de la mode sous licence à un acteur tiers (comme Zegna pour Tom Ford) est déjà évoqué par les analystes, si L’Oréal devenait l’acquéreur majoritaire. Face à lui, LVMH apparaît comme un candidat naturel mais moins aligné : le portefeuille du groupe est déjà exposé au segment beauté avec Dior et Guerlain, tandis que la mode Armani, jugée complexe et fragmentée, pourrait manquer de synergies. EssilorLuxottica, partenaire…
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