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L’Oréal joue un rôle clé dans le départ du CEO de Sanofi et la désignation de Belén Garijo comme successeure

Finance
 | 

Paris, le 21 février 2026 –

Temps de lecture estimé : 6 minutes

Le départ de Paul Hudson de la direction générale de Sanofi ne relève ni d’un simple ajustement managérial ni d’un accident de gouvernance.

Il révèle, en creux, la mécanique silencieuse du capital stratégique en Europe et le rôle structurant joué par L’Oréal dans l’architecture décisionnelle d’un groupe pharmaceutique confronté à l’usure du temps boursier et à l’impatience scientifique.

Premier actionnaire avec 7,2 % du capital et 13,1 % des droits de vote, le géant des cosmétiques n’est pas un investisseur passif. Il est un gardien de valeur.

Hudson, arrivé en 2019 en provenance de Novartis, incarnait une rupture culturelle.

Internationalisation accrue, discipline financière renforcée, hausse soutenue des investissements en recherche – 6,5 milliards d’euros en 2023, en progression de 20 % deux ans plus tard – et stratégie d’acquisitions ciblées, notamment Principia Biopharma et Kymab. Sur le papier, l’équation paraissait cohérente.

Dans les laboratoires, elle s’est révélée plus fragile.

Plusieurs actifs phares n’ont pas délivré les résultats espérés.

Dans les salles de marché, la patience s’est érodée.

Sur six ans, l’action Sanofi est restée globalement stable quand celle d’AstraZeneca doublait, redéfinissant les standards de comparaison pour les grands laboratoires européens.

Le problème n’était pas seulement conjoncturel. Il était structurel.

Dupixent, pilier de la croissance et moteur de rentabilité, verra sa protection s’éroder au début des années 2030. Le marché attendait un successeur crédible.

Il n’est pas apparu avec la clarté requise.

Dans un secteur où la valorisation repose sur la visibilité du pipeline à dix ans, l’absence de relais lisible agit comme une décote permanente.

La gouvernance, dans ce contexte, devient un levier d’intervention.

Les discussions autour de la succession auraient débuté il y a près de deux ans.

L’Oréal dispose de deux représentants au conseil – Christophe Babule, son directeur financier, et Barbara Lavernos, directrice générale adjointe – présents dans des comités clés.

Officiellement, le processus est collégial. Officieusement, l’actionnaire de référence structure l’agenda.

Le choix de Belén Garijo, actuelle dirigeante de Merck KGaA et ancienne administratrice de L’Oréal, s’inscrit dans une logique d’alignement.

Elle connaît la maison pour y avoir exercé, elle maîtrise les équilibres franco-allemands et elle présente un profil compatible avec le président du conseil, Frédéric Oudéa, ancien dirigeant de Société Générale.

La nomination n’est toutefois pas sans controverse.

Certains investisseurs pointent la performance jugée mitigée de Merck sous son mandat et s’interrogent sur sa capacité à réaccélérer un groupe confronté à des arbitrages lourds : allocation du capital, hiérarchisation des aires thérapeutiques, discipline sur les partenariats.

Le titre Sanofi a d’ailleurs reculé le jour de l’annonce.

La transition exigera également un vote des actionnaires pour modifier la limite d’âge fixée à 65 ans pour les dirigeants exécutifs, soulignant que même les détails statutaires peuvent devenir des variables stratégiques.

Au-delà des individus, l’épisode éclaire une réalité plus large : dans les grandes capitalisations européennes à actionnariat stable, la gouvernance n’est jamais neutre.

Elle reflète un équilibre entre rendement financier, crédibilité scientifique et stabilité institutionnelle.

L’Oréal protège un actif historique issu de décennies de liens capitalistiques.

Sanofi cherche à restaurer une narration stratégique capable de convaincre que la prochaine décennie ne sera pas celle d’un lent déclin post-brevet mais d’un renouvellement discipliné et visible.

La question centrale n’est donc pas celle du départ d’un dirigeant, mais celle de la capacité du laboratoire à reconstruire un récit de croissance soutenable.

La hausse des dépenses de R&D devra désormais produire des signaux tangibles.

Le marché exigera des étapes claires : avancées cliniques différenciantes, acquisitions ciblées mais intégrables, et une allocation du capital moins dispersée.

Belén Garijo hérite d’une organisation solide mais sous pression, d’une base scientifique réelle mais insuffisamment transformée en création de valeur boursière.

Pour L’Oréal, l’opération est aussi un message adressé au marché : l’actionnaire stratégique veille, intervient si nécessaire et privilégie la cohérence à long terme sur la continuité personnelle.

Pour Sanofi, le changement ne sera crédible que s’il s’accompagne d’une inflexion mesurable dans la trajectoire du pipeline et dans la perception des investisseurs internationaux.

Dans l’économie européenne contemporaine, la stabilité capitalistique ne garantit plus l’immobilisme.

Elle peut, au contraire, devenir l’instrument d’une recomposition silencieuse.

Le départ de Paul Hudson et l’arrivée annoncée de Belén Garijo s’inscrivent dans cette logique : moins un choc qu’un réalignement.

Le véritable verdict ne se jouera ni dans les communiqués ni dans les conseils d’administration, mais dans les résultats cliniques et dans la capacité du groupe à convaincre que la prochaine vague d’innovation sera plus robuste que la précédente.

Quel rôle a joué L’Oréal dans cette décision ?

Premier actionnaire de Sanofi (7,2 % du capital, 13,1 % des droits de vote), L’Oréal aurait activement soutenu un changement de direction.
Le groupe dispose de deux représentants au conseil, présents dans des comités clés.

Crédit photographie : © L’Oréal
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