Paris, le 12 février 2026 - 5 minutes Au quatrième trimestre 2025, L'Oréal enregistre une croissance organique de 6 %, portant ses ventes trimestrielles à 11,25 milliards d’euros. Un chiffre qui, au-delà de sa performance intrinsèque, raconte une séquence plus stratégique : celle d’une accélération progressive, trimestre après trimestre, dans un marché mondial de la beauté longtemps marqué par l’attentisme. Sur l’ensemble de l’exercice, le groupe affiche 44,05 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+4 % à périmètre comparable) et un résultat d’exploitation en hausse de 2,4 %, à 8,89 milliards d’euros. La marge opérationnelle gagne 20 points de base. Dans un contexte de tensions géopolitiques, de droits de douane et de volatilité des devises, la performance relève moins de l’euphorie que d’une exécution méthodique. Le modèle multidivisionnel à l’épreuve des cycles L’un des ressorts majeurs de cette séquence tient à la solidité du modèle multidivisionnel. Si le Luxe et le Mass Market restent des piliers historiques, la division Produits Professionnels s’impose comme un moteur déterminant en 2025. Dans un environnement où les réseaux de salons se transforment et où la premiumisation du soin capillaire s’accélère, L’Oréal capitalise sur son ancrage B2B, sa capacité d’innovation et son écosystème de formation. Ce segment, souvent moins médiatisé que les grandes marques iconiques du portefeuille, a joué un rôle d’amortisseur et de catalyseur. Cette architecture hybride - B2B, sélectif, grande consommation et e-commerce - permet au groupe de lisser les cycles régionaux et de capter la…
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