Paris, le 20 mai 2025 – Estimated reading time: 4 minutes Dans une industrie du luxe en quête de renouveau physique face à la montée du digital, Longchamp parie sur l’expérience sensorielle et la cohérence de marque. Le 132 Spring Street, adresse historique de la maison française à SoHo depuis 2006, vient d’achever une refonte majeure pensée comme un acte de design à part entière. Le bâtiment industriel de 9 000 pieds carrés, signé à nouveau par le designer britannique Thomas Heatherwick, conserve son ADN tout en s’ouvrant à une nouvelle narration visuelle. L’intervention conjugue architecture monumentale, mobilier de collection et œuvres d’art, des années 1970 à aujourd’hui, pour offrir un espace où l’art du voyage — valeur fondatrice de la maison — dialogue avec l’énergie créative de New York. « Un excellent produit ne suffit plus », affirme Jean Cassegrain, PDG de Longchamp. « Il faut que venir en magasin en vaille la peine. » Dans un contexte dominé par le e-commerce, la maison entend faire de ses points de vente des destinations en soi. Une esthétique pensée comme vecteur de croissance La façade verte dynamique, l’escalier en cascade de rubans d’acier, les tapis tourbillonnants évoquant la peinture fluide et les étagères suspendues — tout dans ce flagship vise à marquer les esprits. Mais au-delà du spectaculaire, la maison affirme sa volonté de réaffirmer son positionnement patrimonial tout en s’ouvrant à de nouveaux publics. Le lieu met en scène des…
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