Paris, le 19 février 2026 - Estimated reading time: 6 minutes Dans un secteur où la durabilité est souvent traitée comme une extension narrative du marketing, Longchamp choisit une voie plus contraignante : soumettre l’intégralité de son organisation à l’examen de la certification B Corp. Selon les standards 2025 de B Lab, l’exercice ne se limite pas au produit - il engage la gouvernance, la chaîne d’approvisionnement, la logistique, les politiques sociales et la culture d’entreprise. Pour une maison familiale à la cinquième génération, le geste est moins cosmétique que structurel. Le poids d’un modèle intégré Là où nombre d’acteurs de la mode délèguent l’essentiel de leur production, Longchamp demeure fortement intégré, notamment dans la maroquinerie. Cette intégration, historiquement conçue pour garantir qualité et maîtrise des savoir-faire, devient aujourd’hui un terrain d’exposition totale aux exigences ESG : consommation énergétique, gestion des produits chimiques, empreinte hydrique, émissions de transport, conditions de travail. « Ce n’est pas un produit qui est certifié, mais l’entreprise dans son ensemble », résume Adrien Cassegrain, directeur de la transformation et de la RSE. Plus de 300 critères ont été audités. La certification s’applique pour l’heure à la division maroquinerie, cœur économique du groupe, mais l’évaluation a irrigué l’ensemble des opérations mondiales. Formaliser l’implicite Longchamp revendique une culture responsable ancienne : cuirs certifiés Leather Working Group, revalorisation de stocks dormants via la ligne Re-Play, programmes internes de formation et de sécurité. Pourtant, l’exercice B Corp impose une formalisation,…
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