Paris, le 13 janvier 2026 - Estimated reading time: 7 minutes Après une décennie portée par l’expansion chinoise, l’hyper-désirabilité des marques et une inflation des prix sans précédent, l’industrie du luxe entre dans une phase plus contrastée. Le ralentissement de la demande pour les biens matériels traditionnels — maroquinerie, horlogerie, joaillerie — pousse les grands groupes à explorer de nouveaux relais de croissance. Parmi eux, le bien-être s’impose désormais comme l’un des territoires les plus stratégiques. Selon McKinsey et The Business of Fashion, les dépenses mondiales liées au bien-être — santé, sommeil, nutrition, fitness, pleine conscience et apparence — ont atteint 2 000 milliards de dollars en 2024, avec une projection à 2 500 milliards d’ici 2028. Cette dynamique est portée par une adhésion quasi universelle : 84 % des consommateurs américains et 94 % des consommateurs chinois déclarent prioriser le bien-être, avec un leadership marqué des générations plus jeunes. Pour un secteur du luxe confronté à une normalisation brutale après cinq années de volatilité extrême, capter ne serait-ce qu’une fraction de cette réallocation budgétaire représenterait un levier significatif de stabilisation — voire de redéploiement stratégique. Du statut à la longévité : un changement de paradigme Le signal est clair : chez les ultra-riches, la dépense ostentatoire cède progressivement du terrain à l’optimisation du corps et du temps. Des liftings à 300 000 dollars, des protocoles de bio-optimisation ou des programmes de longévité personnalisés concurrencent désormais l’achat de bijoux exceptionnels ou de sacs iconiques. Cette mutation ne signifie pas la…
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