Paris, le 07 novembre 2024 - Estimated reading time: 4 minutes Le marché du luxe chinois, épicentre de la croissance pour de nombreux acteurs de la mode et de la joaillerie, pourrait se redresser au cours des deux prochaines années, a souligné Jean-Christophe Babin, PDG de Bulgari, lors de l'Exposition internationale annuelle d'importation de Chine à Shanghai. Sa déclaration intervient dans un contexte de réduction des ventes pour les maisons de luxe, qui peinent à capter l'intérêt des consommateurs autrefois avides de prestige. Des perspectives prudentes face à un contexte incertain Le groupe LVMH, maison mère de Bulgari, a enregistré une baisse des ventes de 16 % dans la région Asie-Pacifique au troisième trimestre 2024, une diminution qui dépasse celle de 14 % enregistrée au trimestre précédent. Cette chute traduit les difficultés des marques de luxe à séduire des consommateurs chinois devenus plus prudents dans leurs dépenses. Kering, autre géant du secteur, a également signalé des perspectives moroses : les ventes de Gucci, marque phare du groupe, ont dégringolé de 25 % en Chine continentale, un recul qui pourrait ramener le bénéfice annuel de Kering à son niveau le plus bas depuis 2016. Nous observons des signes encourageants de reprise économique, mais la Chine reste marquée par une transformation structurelle de sa consommation post-Covid. La priorité des consommateurs chinois semble s'orienter vers des choix plus sélectifs, loin de la frénésie d'achat des années précédentes. Jean-Christophe Babin ( pour Bloomberg )…
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