Paris, le 27 septembre 2025 - Estimated reading time: 4 minutes La famille Pinault, dont le patrimoine net a chuté de plus de moitié en quatre ans, se prépare à une phase de discipline financière. Son véhicule d’investissement, Artemis, va réduire sa dette et mettre en pause les acquisitions d’envergure, dans un contexte de pression accrue sur les revenus issus de Kering et de ses autres participations. Une dette atypique pour un family office Artemis, fondé en 1992 et cogéré par François Pinault et son fils François-Henri, a vu son endettement grimper d’environ 40 % par rapport à ses niveaux historiques, pour atteindre 7,1 milliards d’euros. Ce levier place Artemis à contre-courant des pratiques observées chez la plupart des family offices mondiaux : selon Citigroup, la moitié d’entre eux n’utilisent aucun emprunt, et seuls 8 % ont un ratio supérieur à 30 %. Si les coûts de financement restent couverts par les dividendes des investissements, la baisse attendue des revenus (-40 % en 2025, à 520 millions d’euros) oblige la famille à ajuster sa trajectoire. Une fortune fragilisée par Gucci La fortune de la famille Pinault, évaluée à environ 25 milliards de dollars, est en recul de 58 % depuis son pic d’août 2021, selon l’indice Bloomberg des milliardaires. Cette contraction est la plus marquée parmi les 500 grandes fortunes mondiales sur la période.Le recul reflète en grande partie les difficultés de Kering : Gucci, qui pèse plus de la…
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