Paris, le 01 février 2026 - Temps de lecture estimé : 6 minutes Le prêt-à-porter masculin dans les grands magasins est engagé dans une restructuration profonde, moins spectaculaire que certaines ruptures passées mais tout aussi structurante. Derrière une apparente résilience des ventes se dessine un basculement durable des usages, des arbitrages de prix et des leviers de croissance. Le décontracté s’impose comme norme, le luxe perd du terrain et les enseignes redéfinissent leur rôle autour de l’expérience, du sport et de l’activation communautaire. C’est le constat dressé par le dernier rapport de l’Association internationale des grands magasins (IADS), qui fédère des acteurs présents dans 28 pays, représentant plus de 40,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel et 549 magasins à l’échelle mondiale. Un périmètre suffisamment large pour saisir une tendance de fond plutôt qu’un simple ajustement conjoncturel. Une croissance stable, une structure en mutation En 2024, la mode masculine a fait preuve d’une certaine solidité. Elle représente désormais en moyenne 17 % du chiffre d’affaires total des grands magasins, contre 16 % l’année précédente. Le commerce en ligne continue également de progresser, passant de 17 % à 19 % des ventes du segment. Mais cette stabilité masque une recomposition rapide de l’offre. Le changement le plus significatif concerne l’ascension du vestiaire décontracté. À périmètre constant, sa part est passée de 58 % en 2023 à 74 % en 2024, pour représenter près de 70 % des ventes de vêtements pour hommes.…
Éditorial réservé aux membres
Cet éditorial est accessible uniquement aux utilisateurs disposant d’un compte.
Créez votre compte gratuitement ou connectez-vous pour poursuivre votre lecture.