Paris, le 24 mars 2026 - 6 minutes L’entrée de la famille de Remo Ruffini à hauteur de 40 % au capital du groupe Da Vittorio ne relève ni d’une diversification opportuniste, ni d’un simple mouvement patrimonial. Elle s’inscrit dans une recomposition plus profonde des frontières du luxe, où la création de valeur ne se limite plus à l’objet, mais s’étend à l’expérience, à l’hospitalité et à la capacité des marques à structurer des univers complets. À travers sa holding Ou(r) Group, la famille Ruffini poursuit une stratégie discrète mais cohérente, articulée autour d’actifs capables d’incarner un certain art de vivre européen. Après des positions dans la restauration premium avec Langosteria, dans les services hôteliers avec La Bottega, ou encore dans des marques à forte identité culturelle, ce nouvel investissement vient consolider un portefeuille qui dépasse les logiques sectorielles traditionnelles. Il ne s’agit pas d’additionner des participations, mais de construire un écosystème, où chaque entité renforce la désirabilité de l’ensemble. Le choix de s’associer à la famille famille Cerea est, à ce titre, révélateur. Fondé en 1966 à Bergame, Da Vittorio a su évoluer d’une adresse gastronomique familiale vers un groupe structuré, intégrant restauration étoilée, concepts plus accessibles, traiteur, pâtisserie et collaborations avec des acteurs du luxe. Cette trajectoire hybride, à la fois fidèle à ses racines et ouverte à l’innovation, correspond précisément aux critères recherchés par les investisseurs familiaux contemporains : une identité forte, une gouvernance incarnée et un potentiel d’internationalisation maîtrisé. Voir…
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