Paris, le 09 septembre 2025 - Estimated reading time: 4 minutes À peine nommé, Luca de Meo fait déjà face à un défi qui dépasse le simple périmètre opérationnel : regagner la confiance des marchés alors que Kering enregistre le niveau de ventes à découvert le plus élevé en plus de dix ans. Le nouveau PDG, ancien patron de Renault, succède à François-Henri Pinault et se retrouve au cœur d’une équation délicate mêlant repositionnement stratégique, désendettement et redressement de Gucci, la première maison du groupe. Une nomination saluée mais scrutée L’annonce, en juin, du départ de François-Henri Pinault après près de vingt années à la tête du groupe avait propulsé l’action Kering de 33 %. Les investisseurs espéraient que de Meo, reconnu pour ses talents de restructuration après la transformation de Renault (« Renaulution »), apporte une vision capable de revitaliser Gucci et de stabiliser les performances. Mais cette confiance initiale se heurte aujourd’hui à une réalité plus complexe. Les paris baissiers atteignent un pic historique Selon les données d’ORTEX, les positions vendeuses à découvert ont culminé à 10,7 % du flottant en juin, un record depuis au moins 2014. Elles se maintiennent encore autour de 8 % début septembre, un niveau très au-dessus de la moyenne européenne (1,34 %) et des concurrents LVMH et Hermès (moins de 1 %).Cette intensité reflète une inquiétude persistante : malgré le rebond boursier, le marché reste sceptique sur la capacité du groupe à…
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