Paris, le 30 janvier 2026 - À l’heure où les groupes du luxe réinterrogent leurs modèles de croissance, la question de la performance sociale s’impose progressivement comme un marqueur de gouvernance à part entière. Longtemps cantonnée à un registre déclaratif, l’égalité professionnelle femmes-hommes s’inscrit désormais dans un cadre normatif précis, mesurable et comparatif. Dans ce contexte, les résultats 2025 de l’Index de l’égalité professionnelle publiés par Kering offrent une lecture particulièrement éclairante de la manière dont un grand groupe articule conformité réglementaire, pilotage RH et stratégie de long terme. Un score élevé, au-delà de l’obligation réglementaire Pour l’exercice 2025, l’Unité Économique et Sociale Kering SA et Kering Finance affiche un score de 98/100, tandis que France Croco atteint 94/100. Kering Beauté, pour sa part, ne présente pas d’index calculable, le nombre de points théoriquement atteignables étant inférieur au seuil réglementaire requis - une situation classique dans les structures à effectifs plus restreints. Ces résultats placent Kering dans le haut de la distribution nationale, mais surtout, ils traduisent une régularité dans le temps. Dans un paysage où certains groupes atteignent ponctuellement des scores élevés par des ajustements ciblés, la performance de Kering s’inscrit dans une logique structurelle, reposant sur des mécanismes déjà intégrés aux processus de gestion. Rémunérations, promotions, parentalité : des indicateurs maîtrisés Le détail des indicateurs éclaire la nature de cette performance. Sur le périmètre Kering SA et Kering Finance, l’écart de rémunération femmes-hommes atteint 38 points sur 40, confirmant une maîtrise fine des…
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