Paris, le 23 janvier 2026 - Estimated reading time: 9 minutes Dans le luxe, l’héritage est souvent un avantage concurrentiel — parfois une contrainte. Les maisons prospèrent sur la mémoire, la continuité, l’artisanat et la rareté, autant de notions qui structurent le récit autant que le produit. Mais dans un cycle où la demande se fragilise, où la valeur perçue est davantage questionnée, et où l’exécution devient un facteur de différenciation aussi important que la création, Kering veut déplacer le centre de gravité : moins de nostalgie comme réflexe, davantage de projection comme méthode. C’est le message qu’a porté Luca de Meo, PDG du groupe, lors de la deuxième édition du Kering Innovation Day à Paris. Devant les équipes de Gucci, Saint Laurent et Balenciaga, ainsi que 14 start-ups invitées à présenter leurs solutions aux côtés de partenaires comme Google et Snap, le dirigeant a plaidé pour une adoption plus systématique des technologies capables d’améliorer la conception, la chaîne d’approvisionnement et l’expérience client. La formule résume une ambition plus large : faire de la technologie un moteur structurel — et non un supplément — dans un secteur qui s’est longtemps contenté de l’utiliser à la marge. Une séquence calibrée avant Florence : le signal envoyé aux marchés Le calendrier donne à cette prise de parole un relief particulier. Les 15 et 16 avril, Kering réunira investisseurs et analystes à Florence pour présenter un plan stratégique visant à renforcer sa trajectoire…
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