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Kering : Luca de Meo consolide les bases d’un redressement prudent au troisième trimestre 2025

Finance
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Paris, le 22 octobre 2025 –

Temps de lecture estimé : 6 minutes

Le groupe Kering a publié des résultats en amélioration séquentielle pour le troisième trimestre 2025, confirmant que le plan de transformation engagé par son nouveau directeur général, Luca de Meo, commence à porter ses premiers effets visibles.

Si la dynamique globale reste négative, le ralentissement du déclin — et la solidité de certaines maisons comme Bottega Veneta et Saint Laurent â€” offrent une lecture plus nuancée d’un groupe en transition profonde.

Un trimestre moins difficile, mais pas encore stabilisé

Le chiffre d’affaires consolidé atteint 3,415 milliards d’euros, en baisse de 10 % en données publiées et de 5 % à périmètre comparable, contre -15 % au deuxième trimestre.

Cette amélioration témoigne d’une reprise progressive du trafic en boutique, d’un effet de base plus favorable et de premiers résultats tangibles des initiatives commerciales et produits menées depuis le printemps.

Le réseau retail du groupe recule de 6 % en comparable (contre -16 % au T2), tandis que les ventes en gros et les autres canaux restent quasi stables (-2 %).

L’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest montrent un léger redressement, tandis que la Chine demeure atone.

Gucci : un point bas confirmé, une reprise encore fragile

La performance de Gucci, principal contributeur du groupe, reste le sujet central de ce trimestre.

Avec 1,343 milliard d’euros de ventes (-18 % publié, -14 % comparable), la marque continue de reculer, mais moins vite qu’au T2.

Les nouveaux lancements en maroquinerie et le repositionnement de certaines lignes ont permis un regain d’intérêt auprès de la clientèle européenne et nord-américaine.

Le modèle de distribution reste volontairement rationalisé : le wholesale chute de 25 % à périmètre comparable, une décision assumée pour restaurer la désirabilité de la marque.

En parallèle, Francesca Bellettini, désormais PDG de Gucci, poursuit la refonte des collections et des process internes, avec un focus sur la cohérence de l’offre et la formation retail.

Pour Luca de Meo, « le chemin est long, mais la tendance s’améliore trimestre après trimestre ». Le marché a accueilli ces résultats avec prudence, saluant la meilleure tenue du comparable (-5 % contre -16 % attendu) comme un premier signal de stabilisation.

Saint Laurent et Bottega Veneta jouent le rôle d’amortisseurs

Saint Laurent affiche 620 millions d’euros de ventes (-7 % publié, -4 % comparable).

Si la marque souffre encore de la normalisation de la demande, le prêt-à-porter et la chaussure enregistrent une croissance à deux chiffres, avec un retour de la performance en Amérique du Nord.

La marque travaille à un repositionnement plus sélectif, autour d’un discours de sophistication et de cohérence stylistique renforcée.

Bottega Veneta, avec 393 millions d’euros de chiffre d’affaires, confirme son rôle de pilier résilient du portefeuille.

Sa croissance de 3 % à périmètre comparable repose sur une exécution produit rigoureuse, une montée en puissance de la maroquinerie signature et une dynamique soutenue en Amérique du Nord.

Les autres maisons et les divisions de spécialité montent en puissance

Les autres maisons â€” Balenciaga, Alexander McQueen, Brioni, Boucheron, Pomellato et Qeelin — réalisent 652 millions d’euros (-5 % publié, +1 % comparable).

Balenciaga améliore ses performances sur toutes les catégories, Alexander McQueen réduit la baisse grâce au prêt-à-porter femme, et Brioni maintient sa trajectoire positive.

La joaillerie, notamment via Qeelin et Pomellato, demeure une source de croissance à deux chiffres.

La division Kering Eyewear & Beauté poursuit sa progression, à 448 millions d’euros (+6 % comparable), portée par les marques Maui JimLindberg et l’intégration réussie de Creed.

Lancement de la première fragrance Balenciaga et élargissement du réseau de distribution marquent une montée en gamme maîtrisée.

Une stratégie recentrée : alliances, discipline financière et simplification

Le troisième trimestre s’inscrit dans un contexte de refondation stratégique accélérée. Depuis son arrivée, Luca de Meo a restructuré la gouvernance, dissocié les fonctions exécutives, et clarifié la responsabilité de chaque maison.

Le partenariat de 4 milliards d’euros avec L’Oréal, conclu en octobre, marque une étape décisive. Kering cède sa division Beauté, incluant Creed, tout en signant des licences exclusives de long terme (jusqu’à 50 ans) sur les parfums et produits de beauté Gucci, Bottega Veneta et Balenciaga.

Ce mouvement allège le bilan, renforce la liquidité du groupe et libère des ressources pour soutenir les divisions mode et maroquinerie.

Cette stratégie de « focus » — privilégier l’excellence d’exécution sur un nombre restreint de marques — contraste avec la logique d’expansion de LVMH ou Richemont, et vise à reconstruire la désirabilité des marques phares sur le long terme.

Un redressement crédible, mais dépendant de Gucci

Les investisseurs observent désormais une trajectoire mieux lisible : la baisse des ventes reste sensible, mais le groupe a trouvé un point d’équilibre opérationnel.

Les initiatives commerciales de Gucci, la montée en puissance des maisons secondaires et la discipline financière donnent à Kering une base plus saine pour 2026.

Cependant, le redressement du groupe reste suspendu à un impératif : ramener Gucci sur une trajectoire de croissance durable.

Le succès de la nouvelle direction, l’accueil des collections et la capacité à renforcer le mix clients détermineront la vitesse de reprise.

Perspectives à surveiller

Gucci : montée en puissance des nouvelles collections et impact sur la fréquentation boutique.

Saint Laurent : consolidation du positionnement premium et stratégie retail sélective.

Eyewear : intégration des licences Valentino dès la saison PE 2026.

Partenariat L’Oréal : séquencement de la cession et premiers flux de royalties à partir de 2026.

Marge opérationnelle : effets attendus des économies structurelles sur 2026.

Lecture Meet & Match :
Le trimestre acte un point d’inflexion stratégique pour Kering.

L’amélioration séquentielle et la clarification du portefeuille témoignent d’une gestion resserrée et d’un retour à la méthode.

Le groupe n’est pas encore sorti du tunnel, mais Luca de Meo semble avoir replacé la rigueur, la sélectivité et la gouvernance au centre du jeu — conditions nécessaires pour reconstruire la désirabilité d’un empire du luxe en quête d’équilibre.

Pourquoi parle-t-on d’« amélioration séquentielle » pour Kering ?

Parce que la baisse du chiffre d’affaires à périmètre comparable s’est réduite de -15 % au deuxième trimestre à -5 % au troisième trimestre, traduisant une stabilisation progressive du réseau retail et une meilleure exécution commerciale dans les principales régions.

Crédit photographie/graphique : © Kering
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