Paris, le 23 novembre 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Kering s’apprête à engager un repositionnement profond de son modèle avec un projet qui, jusqu’ici, n’avait pas franchi les murs du siège : House of Dreams, une nouvelle branche interne dédiée à l’investissement dans les marques émergentes et les technologies associées au luxe. L’initiative porte la signature de Luca de Meo, nommé directeur général en juin, qui fait de cette entité un instrument clé pour rééquilibrer un portefeuille encore trop dépendant des performances — erratiques — de Gucci. Un outil pour réduire la concentration du risque Gucci Selon un mémo interne révélé par Reuters, House of Dreams a pour vocation d’investir en capital — minoritaire ou majoritaire — dans des maisons émergentes capables d’apporter à Kering des relais de croissance sur des segments où l’innovation, la culture et l’ancrage régional reconfigurent la demande. Dans ce document, Luca de Meo qualifie l’initiative de « proposition centrale » dans la réflexion stratégique à long terme du groupe. Gucci représente environ la moitié du résultat opérationnel du groupe, et jusqu’aux deux tiers lors de ses sommets de performance. La priorité reste de relancer la marque sous la direction de Demna, mais Kering veut désormais sécuriser son futur au-delà de son vaisseau amiral. Une stratégie inspirée du capital-risque… et du parcours de de Meo House of Dreams rappelle la démarche engagée par Luca de Meo lors de son passage chez Renault, où il avait créé Mobilize, une division…
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