Temps de lecture estimé : 7 minutes Éditorial réalisé en partenariat avec The Off Kering n’est plus en chute. Mais il n’est pas encore en reprise. Le premier trimestre 2026 marque une stabilisation apparente - chiffre d’affaires stable en comparable à 3,568 milliards d’euros - qui pourrait être interprétée comme un point d’inflexion. En réalité, il s’agit moins d’un retournement que d’un ralentissement de la dégradation. Et dans le luxe, cette nuance est fondamentale : sortir du point bas ne garantit en rien la capacité à recréer de la croissance. Car derrière cette stabilisation se cache une réalité plus structurelle. Kering n’est plus seulement confronté à un cycle défavorable. Le groupe est confronté à un désalignement entre son modèle historique et les nouvelles dynamiques du luxe mondial. Pendant plus d’une décennie, la croissance a été portée par une concentration extrême de valeur sur Gucci, dans un environnement de demande globalement expansif. Ce cycle est désormais refermé. Et la question qui se pose n’est plus celle du rebond conjoncturel, mais celle de la reconstruction du modèle. Gucci en reste le point de tension central. Avec un recul de 8 % en comparable, la marque ne s’effondre plus, mais elle ne démontre toujours pas sa capacité à redevenir un moteur de croissance. Le contraste géographique - une Amérique du Nord en progression, mais une Asie et une Europe en retrait - révèle un repositionnement encore incomplet, dépendant de poches de résilience plus que…
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