Paris, le 03 février 2026 - Temps de lecture estimé : 5 minutes Un nouveau rapport de HSBC place la division mode et maroquinerie de LVMH à un moment charnière. Après deux années marquées par des tensions sur la demande et une normalisation brutale du luxe post-pandémie, l’analyste identifie Dior comme le principal levier de revalorisation opérationnelle du groupe en 2026, tandis que Louis Vuitton devrait évoluer sur une trajectoire de croissance plus structurellement modérée. Selon HSBC, Dior pourrait enregistrer environ 10 % de croissance des ventes en 2026 à taux de change constants, matérialisant une « reprise en V » après une période qualifiée de « rough patch » en 2024 et 2025. En toile de fond : un ajustement managérial, une discipline accrue sur les prix et l’arrivée d’un nouveau directeur artistique de premier plan, Jonathan Anderson. Dior : d’un excès de prix à une reconstruction de la désirabilité HSBC ne ménage pas son diagnostic sur les difficultés récentes de Dior. La marque aurait souffert d’une stratégie de hausse de prix trop rapide, assimilée à de la « greedflation », combinée à un affaiblissement du discours créatif. Le résultat : une érosion du trafic et une pression sur les volumes, malgré une puissance de marque intacte. Le redressement engagé repose désormais sur une rééquilibration de l’architecture de prix, avec une montée en puissance de lignes telles que Toujours, Groove et D-Motion, conçues pour restaurer l’attractivité sans diluer l’image. HSBC observe également une attention renouvelée portée aux produits dits « aspirationnels », destinés…
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