Paris, le 29 septembre 2025 - Estimated reading time: 3 minutes Hermès confirme sa stratégie d’expansion industrielle avec l’inauguration, le 26 septembre, de sa 24ᵉ maroquinerie à l’Isle-d’Espagnac (Charente), près d’Angoulême. Ce site, implanté sur l’ancien aérodrome de Bel-Air, mobilise entre 15 et 20 millions d’euros, un coût supérieur à la moyenne en raison de sa conception éco-responsable et à énergie positive. L’atelier emploie déjà une centaine d’artisans et en comptera 260 à terme, spécialisés dans la fabrication des sacs Kelly et Birkin. Hermès prévoit trois autres manufactures en France d’ici 2028, dont Loupes (Gironde), Charleville-Mézières (Ardennes) et Colombelles (Calvados), consolidant ainsi son ancrage territorial. Cette stratégie contraste avec la prudence affichée par plusieurs concurrents face au ralentissement du luxe, marqué par une demande en repli sur certains marchés. Hermès, qui revendique un modèle artisanal intégré et exclusivement français, a néanmoins enregistré une croissance de 8,5 % de ses ventes au premier semestre 2025, franchissant les 4 milliards d’euros. En s’appuyant sur des partenariats locaux (rectorat, Greta, France Travail) et sur son École Hermès des savoir-faire, la maison consolide son rôle d’acteur citoyen et responsable, tout en sécurisant son approvisionnement en talents. Plus qu’un site supplémentaire, l’Isle-d’Espagnac illustre la volonté du groupe de concilier croissance économique, développement régional et transition énergétique. Perspectives à surveiller Rythme des ouvertures industrielles : suivre la mise en œuvre des trois maroquineries prévues d’ici 2028 et leur impact sur la capacité de production. Marchés internationaux : évaluer…
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