Paris, le 10 décembre 2025 - Estimated reading time: 4 minutes Lorsque la famille Hermès agit, elle le fait rarement à découvert. Krefeld, le family office créé en 2022 par les multiples branches de la dynastie, vient de franchir une étape stratégique : la constitution de Breithorn Holding, une structure dédiée à la gestion d’actifs et à de futures opérations de croissance externe. Le geste est discret, mais il marque un infléchissement profond dans la gestion de l’un des plus puissants patrimoines européens. Une gouvernance resserrée, héritée d’un traumatisme fondateur L’organisation de Krefeld demeure façonnée par l’épisode encore très présent de 2010, lorsque LVMH avait tenté une prise de participation agressive dans Hermès. L’affaire avait conduit les héritiers — plus d’une centaine, répartis dans plusieurs branches — à consolider leurs véhicules d’investissement pour devenir un bloc cohérent, doté d’un objectif clair : protéger l’indépendance d’Hermès et structurer leur patrimoine de long terme. Le capital du family office a depuis été renforcé, avec une capacité d’intervention portée à 1 milliard d’euros, un périmètre restreint aux seuls descendants d’Émile-Maurice Hermès et une gouvernance assumée : Matthieu Dumas à la présidence, des représentants des familles Bauer, de Seynes, Guerrand ou Mommeja au conseil, et un dirigeant opérationnel, Charles-Henri Chaliac, transfuge de Cobepa. Breithorn Holding, un levier d’investissement plus offensif La création de Breithorn permet à Krefeld de se doter d’une structure agile, calibrée pour gérer des actifs, mener des participations minoritaires, voire préparer des acquisitions plus…
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