Paris, le 27 novembre 2024 - Estimated reading time: 4 minutes Hennessy, filiale du groupe de luxe LVMH, a suspendu un projet controversé visant à expédier du cognac en cuves vers la Chine pour y être embouteillé, un geste stratégique destiné à contourner les droits de douane élevés imposés par Pékin. Ce revirement intervient alors que des tensions sociales s'intensifient en France et que des débats géopolitiques sur le commerce entre l'Union européenne et la Chine gagnent en complexité. Une suspension sous pression sociale La décision de suspendre le projet, annoncée cette semaine par la direction d'Hennessy, intervient après une grève des salariés en France. Ceux-ci s'opposaient fermement à l'idée d'un embouteillage local en Chine, perçu comme une menace pour les emplois locaux et l'intégrité de l'appellation contrôlée. Frédéric Merceron, représentant syndical de Force Ouvrière chez Hennessy, a confirmé que la direction a informé les travailleurs que les expéditions prévues dans les prochains jours étaient annulées. Ce geste reflète une volonté de désamorcer une crise sociale qui aurait pu ternir l'image de la maison centenaire et affecter ses performances. Contexte géopolitique complexe Cette controverse survit dans un climat de représailles commerciales entre la Chine et l'Union européenne. Pékin a récemment augmenté les droits de douane sur le cognac en réponse aux nouvelles taxes européennes sur les véhicules électriques chinois. Ces mesures s'inscrivent dans un cycle d'escalade qui expose des industries emblématiques comme celle du cognac, qui génère près de 70…
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