Paris, le 31 août 2025 - Estimated reading time: 5 minutes À 91 ans, Giorgio Armani engage un processus de succession « organique », confiant progressivement ses responsabilités créatives et exécutives à ses proches, notamment Leo Dell’Orco et sa famille. L’entreprise, qui reste l’un des derniers grands groupes indépendants du luxe (2,3 Mds € de revenus en 2024), se prépare à un futur marqué par des choix de gouvernance décisifs, entre préservation de l’ADN maison et pressions d’un secteur dominé par les conglomérats cotés. Une première absence qui marque un tournant Lorsque Giorgio Armani a manqué les défilés de Milan et Paris cette année pour des raisons de santé, c’était plus qu’un simple contretemps. Depuis 1975, le créateur italien n’avait jamais manqué un seul rendez-vous de mode, incarnant à la fois la vision artistique et la direction stratégique de sa maison. À 91 ans, l’homme qui a façonné l’esthétique moderne du luxe italien admet aujourd’hui qu’il prépare un transfert progressif de ses responsabilités. « Mes projets de succession consistent en une transition graduelle des responsabilités que j’ai toujours assumées vers ceux qui me sont les plus proches... comme Leo Dell’Orco, les membres de ma famille et l’ensemble de l’équipe de travail », a-t-il confié au Financial Times. Une succession « organique » plutôt qu’un choc Contrairement à d’autres maisons où la succession fut brutale — on pense à la disparition de Gianni Versace en 1997 ou plus récemment aux transitions rapides…
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