Paris, le 28 novembre 2025 - Estimated reading time: 5 minutes L’intérêt d’EssilorLuxottica pour une participation de 5 à 10 % dans Giorgio Armani ouvre un nouveau chapitre dans l’équilibre du luxe européen. Révélée par Il Sole 24 Ore, l’initiative intervient dans une période de transition rare pour une maison qui, depuis cinq décennies, s’est construite autour de la vision d’un fondateur unique et d’un modèle d’indépendance farouchement préservé. Le décès de Giorgio Armani, survenu en septembre à l’âge de 91 ans, a déclenché un processus de succession structuré, cadré par un testament qui organise l’ouverture partielle du capital et désigne une poignée d’industriels comme partenaires prioritaires. Un cadre testamentaire pensé comme un mécanisme de stabilisation Le testament prévoit la possibilité pour les héritiers de céder jusqu’à 15 % du capital dans les 18 prochains mois à l’un des groupes désignés : EssilorLuxottica, LVMH, L’Oréal, ou un acteur « comparable en taille ». Cette clause introduit une logique de partenariat progressif : en cas d’accord, l’acquéreur pourrait augmenter sa participation après trois ans, potentiellement jusqu’au contrôle majoritaire. À défaut, une introduction en bourse deviendrait l’option la plus probable pour structurer la gouvernance future. L’intérêt déclaré d’EssilorLuxottica s’inscrit dans ce « corridor de stabilité » imaginé par Armani : un équilibre entre indépendance, gouvernance maîtrisée et adossement sélectif à un groupe industriel doté de capacités globales. Une posture volontairement passive, mais stratégiquement calculée Selon des sources proches du dossier, EssilorLuxottica privilégierait une participation strictement passive, sans siège au conseil d’administration et sans…
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