Paris, le 28 novembre 2024 - Estimated reading time: 4 minutes Dior, pilier de l’industrie du luxe français, a dévoilé une refonte majeure de sa structure industrielle, marquée par la création d’une nouvelle direction dédiée à l’intégration verticale. Cette initiative intervient après une enquête menée en Italie sur des pratiques controversées au sein de sous-traitants du groupe, qui a jeté une lumière crue sur les défis éthiques de la production externalisée dans le secteur. La maison a annoncé mercredi la nomination de Giorgio Striano, ancien directeur général d’EssilorLuxottica, au poste de directeur industriel. Striano, dont la carrière s’est construite à la croisée des mondes du luxe et de l’industrie, prendra ses fonctions en janvier 2025. Basé à Milan, il supervisera l’ensemble des opérations industrielles et rapportera directement à Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture. Une réponse stratégique à la pression réglementaire L’annonce survient dans un contexte tendu pour Dior, après l'ouverture d’une enquête de l’autorité italienne de la concurrence sur des pratiques présumées d’exploitation au sein de sous-traitants en Italie. Les conclusions provisoires pointent des conditions de travail précaires dans des ateliers de fabrication tiers, souvent opérés par des entreprises chinoises en sous-traitance. Pour Dior, ces révélations ont mis en évidence la nécessité d’un contrôle accru sur l’ensemble de sa chaîne d’approvisionnement, une stratégie adoptée ces dernières années par d’autres grands acteurs du luxe, comme Chanel et Hermès, pour se prémunir contre les scandales tout en capitalisant sur leur savoir-faire.…
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