Paris, le 05 février 2026 – Temps de lecture estimé : 6 minutes La décision de Dior de nommer Sophie Wilde et Ever Anderson ambassadrices de la maison, aux côtés de Mia Goth, dépasse largement le cadre d’une campagne de joaillerie classique. Elle s’inscrit dans une stratégie plus profonde de reconstruction narrative, à un moment où la maison cherche à redéfinir ses codes d’influence, ses visages et, plus largement, son dialogue avec les nouvelles générations. La collection Rose des Vents, inspirée du talisman porte-bonheur de Christian Dior et lancée comme un pilier durable de l’offre joaillière, devient ici un support stratégique. Elle agit comme un point d’ancrage patrimonial, autour duquel la maison orchestre une relecture contemporaine de son imaginaire — moins démonstrative, plus cinématographique, et résolument tournée vers des talents en devenir plutôt que vers des célébrités déjà consacrées. Une stratégie d’ambassadeurs repensée depuis l’arrivée de Jonathan Anderson Depuis la nomination de Jonathan Anderson à la direction artistique, Dior a multiplié les annonces d’ambassadeurs et d’ambassadrices, mais selon une logique sensiblement différente de celle observée ces dernières années dans le secteur du luxe. La maison privilégie désormais des profils à forte crédibilité culturelle, souvent issus du cinéma indépendant ou de projets artistiques exigeants, capables de nourrir un récit plus sophistiqué que celui de la simple notoriété globale. Cette approche s’est traduite par l’intégration récente de figures telles que Josh O’Connor, LaKeith Stanfield ou Florence Hunt, et se confirme aujourd’hui avec Sophie Wilde et Ever Anderson. L e choix n’est pas…
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