Paris, le 12 décembre 2025 - Estimated reading time: 8 minutes À Taikoo Li Sanlitun, Dior n’a pas simplement inauguré un nouveau magasin. La maison française a dévoilé une architecture-manifeste, pensée comme un point d’ancrage durable au cœur de la capitale chinoise, dans un contexte où les maisons de luxe redéfinissent leur rôle, leur présence et leur légitimité sur l’un de leurs marchés les plus stratégiques. Conçue par l’architecte français Christian de Portzamparc, la nouvelle Maison Dior Pékin se déploie sur cinq niveaux et s’impose par une façade sculpturale composée de quatorze pétales de verre doré. Visible de loin, elle dialogue avec les bâtiments voisins de Louis Vuitton et Hermès, participant à la montée en gamme assumée de Taikoo Li Sanlitun North, nouvel épicentre du luxe à ciel ouvert à Pékin. Mais au-delà de la prouesse architecturale, Dior livre ici une lecture claire de sa stratégie chinoise : faire du retail un espace de culture, d’expérience et de récit, bien plus qu’un simple canal de vente. Une architecture pensée comme langage de marque Pour Portzamparc, la façade n’est ni décorative ni symbolique au sens strict. Elle traduit une recherche de souplesse et de mouvement, directement inspirée de l’art du drapé cher à Christian Dior. Les pétales, moulés en résine selon une technique spécifique développée avec un partenaire industriel local, forment une méga-sculpture fluide, capable de capter la lumière le jour et de se transformer en lanterne urbaine la nuit. L’architecte revendique également une filiation…
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